Le 4 mars, les contrats à terme sur le gaz naturel en Europe ont connu une forte hausse, principalement due à une double perturbation de l'approvisionnement mondial. Ces perturbations ont fait naître des anticipations de hausse des prix de l'électricité en Europe, renforçant ainsi la viabilité économique des systèmes de stockage d'énergie et stimulant notamment la demande de solutions de stockage résidentielles et commerciales et industrielles.
Plus précisément, l'usine de gaz naturel liquéfié (GNL) de QatarEnergy à Ras Laffan, principal hub d'exportation de GNL au monde, a interrompu sa production, sans qu'aucune date de reprise ne soit confirmée. Parallèlement, le détroit d'Ormuz est fermé en raison des tensions accrues au Moyen-Orient, ce qui restreint les livraisons de gaz naturel en provenance de la région. Ces deux facteurs ont accentué les craintes de pénurie d'approvisionnement en Europe.
Au 4 mars, les contrats à terme sur le gaz naturel en Europe ont dépassé 56 € par mégawattheure, atteignant leur plus haut niveau en trois ans et enregistrant une hausse cumulée de 60 % au cours des deux derniers jours. Cette flambée des prix du gaz s'est directement répercutée sur le marché de l'électricité, entraînant une augmentation des coûts de l'énergie dans de nombreux pays européens. Ce phénomène a encore raccourci la période d'amortissement des systèmes de stockage d'énergie résidentiels, incitant les ménages qui hésitaient auparavant à accélérer leurs installations. Le marché du solaire photovoltaïque distribué avec stockage est entré dans une phase d'acquisition et d'installation immédiate. Parallèlement, les consommateurs commerciaux et industriels, cherchant à se prémunir contre la volatilité des prix de l'électricité, ont affiché une forte augmentation de la demande. systèmes de stockage d'énergie.